mardi 2 juillet 2013

Un écocide sans précédent

L'un des grands enjeux de la campagne européenne

que nous avons organisée fin 2012 pour et avec 
Cacique Raoni Metuktire a été de contribuer à
 exposer à plus large échelle qu'à l'accoutumée

 l'ampleur de la catastrophe en cours au Brésil et dans

 les autres pays d'Amazonie. 

Nous parlons ici d

'un écocide sans précédent, 

de la destruction d'un écosystème utile à tous, un

 "poumon de la Terre".


  Nous parlons ici de l'ethnocide et donc du génocide


continuels des populations indigènes d'Amazonie, 

en première ligne pour sauver la forêt qui s'épanouit

sur leurs terres ancestrales, au nom d'un "progrès" 

prétendument inexorable. 

Celui-ci prend la forme de projets industriels ou

énergétiques que leurs puissants promoteurs, sous 


la bannière de "l'économie verte" ou du 

"développement durable", ont l'indécence de qualifier

 de "propres".


Nous y collectons des informations indispensables à

 notre lutte et au soutien de celle des peuples

 indigènes.


Nous y recueillons des témoignages, des documents

vidéos, photos, audios et nous y réalisons des

reportages à destination du site www.raoni.com, que

 nous administrons et qui est désormais, après plus 

de trois années d'existence,


une référence internationale sur les thématiques

 précédemment évoquées. Ce que nous collectons est

 aussi diffusé par l'intermédiaire de cette newsletter,

 forte de près de 250 000 abonnés, et de notre page


 Facebook, déclinée en quatre langues (français

, anglais, espagnol et portugais).




L'heure est grave. Suite aux événements tragiques de la fin mai (un Indien Terena a été assassiné par la police au Brésil alors qu'il tentait avec ses frères de récupérer ses terres) et au durcissement net de l'attitude du gouvernement face aux occupants du chantier de Belo Monte (les représentants indigènes, majoritairement issus du peuple Munduruku, formant le mouvement Ocupação Belo Monte), le peuple Kayapo a organisé le plus grand rassemblement de son histoire depuis la mémorable assemblée d'Altamira, en février 1989. Celle-ci avait mené à l'abandon de la première mouture du projet de barrage de Belo Monte, alors nommé Kararao. Cette fois, ONG et journalistes n'ont pas été admis à ce rendez-vous extraordinaire qui s'est déroulé sur 3 jours, les 3, 4 et 5 juin 2013.


A l'issue des débats a été rédigé un texte que nous pouvons qualifier d'historique car il souligne sans ambiguité l'unité tant attendue de tous les leaders Kayapo, en ordre de bataille derrière le Cacique Raoni Metuktire. Des actions pacifiques rappelant celles de la désobéisance civile prêchée par Ghandi - avec le succès que l'on sait - ont déjà commencé au moment où nous écrivons cette introduction. Quel qu'il soit, le destin est désormais en marche.



- 5 juin 2013, Brésil, territoire Kayapó, village de Kokraimoro

L'heure est grave. Suite aux événements tragiques de la fin mai (un Indien Terena a été assassiné par la police au Brésil alors qu'il tentait avec ses frères de récupérer ses terres) et au durcissement net de l'attitude du gouvernement face aux occupants du chantier de Belo Monte (les représentants indigènes, majoritairement issus du peuple Munduruku, formant le mouvement Ocupação Belo Monte), le peuple Kayapo a organisé le plus grand rassemblement de son histoire depuis la mémorable assemblée d'Altamira, en février 1989. Celle-ci avait mené à l'abandon de la première mouture du projet de barrage de Belo Monte, alors nommé Kararao. Cette fois, ONG et journalistes n'ont pas été admis à ce rendez-vous extraordinaire qui s'est déroulé sur 3 jours, les 3, 4 et 5 juin 2013.

A l'issue des débats a été rédigé un texte que nous pouvons qualifier d'historique car il souligne sans ambiguité l'unité tant attendue de tous les leaders Kayapo, en ordre de bataille derrière le Cacique Raoni Metuktire. Des actions pacifiques rappelant celles de la désobéisance civile prêchée par Ghandi - avec le succès que l'on sait - ont déjà commencé au moment où nous écrivons cette introduction. Quel qu'il soit, le destin est désormais en marche.



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MANIFESTE DU PEUPLE KAYAPÓ
Nous, 400 caciques et chefs Mebengôkre/Kayapós de tous les villages des Terres Indigènes Kayapó, Menkragnoti, Badjonkôre, Baú, Capoto/Jarina, Xicrin do Catete, Panará et Las Casas, situés dans les États du Pará et du Mato Grosso, et les caciques des peuples Tapayuna et Juruna de l'état du Mato Grosso, avons été réunis du 3 au 5 juin 2013 dans le village Kokraimoro-PA, sur la rive droite du fleuve Xingu.
Nous déclarons au gouvernement brésilien et à la société notre rejet des projets du gouvernement fédéral et du Congres visant à réduire nos droits traditionnels, nos droits sur nos terres et leurs ressources naturelles (...)

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